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Cannabis médical en France : l’Europe valide enfin son intégration ?

Le cannabis médical en France, c’est un peu comme une promesse qu’on nous fait depuis des années… et qui n’arrive jamais vraiment. Expérimenté, débattu, retardé, il semblait toujours coincé dans les limbes administratives.

Mais cette fois, ça y est : après une attente interminable, la France a enfin soumis son projet de réglementation à l’Europe. Un pas décisif vers une légalisation encadrée ? Peut-être… mais pas si vite. Car si l’Europe dit oui, d’autres obstacles pourraient encore freiner l’accès aux traitements.

💊 Quand les patients français pourront-ils vraiment obtenir une prescription ?
💰 Le cannabis médical sera-t-il accessible à tous ou réservé à une élite ?
⚖️ La France va-t-elle suivre le modèle de ses voisins européens… ou imposer des restrictions absurdes ?

On décrypte tout dans cet article. Spoiler alert : la route est encore longue. ⏳💨

Bienvenue dans le Gardenz, encore une fois vous êtes en bonne compagnie !

Après des années d’atermoiements, la France semble enfin prête à intégrer le cannabis médical dans son cadre législatif. Deux décrets encadrant sa production et sa dispensation viennent d’être soumis à la Commission européenne (CE). Une étape clé qui pourrait enfin ouvrir la voie à l’accès légal de ces traitements pour les patients français. Mais entre avancées réglementaires et incertitudes administratives, la réalité pourrait être plus compliquée qu’il n’y paraît…


Un cadre légal qui prend (beaucoup) son temps ⏳

Ça faisait près de deux ans que ces décrets attendaient dans les tiroirs gouvernementaux. Pourtant, ce n’est que maintenant qu’ils ont été notifiés à la CE, via la procédure TRIS (Technical Regulation Information System).

👉 Pourquoi est-ce important ? Parce que cette notification est une étape réglementaire obligatoire avant que le cannabis médical ne puisse officiellement entrer dans le droit français.

La Commission européenne et les autres États membres disposent désormais de trois mois pour examiner ces textes et émettre d’éventuelles remarques. Et si des objections sont formulées, la France devra justifier sa position, prolongeant encore la procédure.

En clair ? Si tout se passe bien, la réglementation pourrait être validée par l’Europe dans les prochains mois… mais ce n’est que la première étape.


Une avancée qui ne garantit pas l’accès aux patients 🤕

D’accord, les textes sont en route vers Bruxelles. Mais ça ne signifie pas que les patients français pourront obtenir une prescription dans la foulée.

Chaque médicament à base de cannabis devra encore obtenir une autorisation individuelle de la part des autorités sanitaires françaises. Et c’est là que les choses se compliquent…

Le ministre de la Santé a récemment déclaré que c’est la Haute Autorité de Santé (HAS) qui aurait le dernier mot sur l’intégration des traitements à base de cannabis dans le système de santé français. Sauf que… ce n’est normalement pas son rôle.

🤨 Petit problème de compétence : C’est l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui est censée délivrer ces autorisations, et non la HAS. Un micmac administratif qui pourrait encore retarder la mise en place effective des traitements.

🔎 Pourquoi c’est inquiétant ? Parce que la HAS n’a pas toujours été favorable à l’accès au cannabis médical. L’exemple le plus flagrant reste le blocage du Sativex (un spray oral à base de cannabis) qui est autorisé en France depuis 2014… mais jamais distribué en raison de restrictions absurdes.

Si la HAS freine à nouveau l’accès aux médicaments, on pourrait se retrouver avec une légalisation… sans réel accès aux traitements.


Entre 300 000 et 800 000 patients en attente 🚑

D’après plusieurs études, entre 300 000 et 800 000 personnes pourraient être éligibles à une prescription de cannabis médical en France. Les cinq indications médicales retenues lors de l’expérimentation menée depuis 2021 incluent notamment :
✔ Les douleurs neuropathiques réfractaires
✔ L’épilepsie sévère
✔ Les effets secondaires de la chimiothérapie
✔ Les douleurs liées à la sclérose en plaques
✔ Certaines situations de soins palliatifs

Des milliers de patients pourraient donc bénéficier rapidement de ces traitements… à condition que la HAS ne mette pas encore des bâtons dans les roues.

💬 Franck Milone, fondateur de LaFleur — l’une des rares entreprises françaises à produire du cannabis médical à des fins de recherche — et lui-même atteint de sclérose en plaques, met en garde sur un autre point :

🗣 « Il ne faut pas perdre de vue la problématique du prix et du remboursement, qui peut retarder l’accès des patients. »

Et il a raison. Si le cannabis médical est vendu trop cher, ou mal remboursé par la Sécurité sociale, beaucoup de patients ne pourront tout simplement pas se le permettre.


La France suivra-t-elle vraiment le modèle des autres pays ? 🌍

D’autres pays européens, comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou le Portugal, ont déjà légalisé et encadré le cannabis médical. Mais presque partout, on a observé des restrictions importantes au départ, rendant l’accès compliqué, voire impossible, pour certains patients.

🔎 Le scénario le plus probable en France ?

  • Une légalisation très encadrée, avec une liste très limitée de pathologies autorisées
  • Un accès encore flou et des autorisations au cas par cas
  • Un combat à venir sur la question du remboursement et du prix des traitements

Pour l’instant, le plus dur reste à faire.


En conclusion : une avancée, mais encore beaucoup d’incertitudes

📌 Ce qui est sûr : La notification des décrets à l’Europe est une avancée réglementaire importante. Ça montre que la France ne pourra plus reculer sur le sujet du cannabis médical.

❗ Ce qui reste à surveiller :
✔ Les délais de validation par l’Europe
✔ L’attitude de la HAS face à ces traitements
✔ Les conditions de mise sur le marché (prix, remboursement, prescriptions)

Bref, on avance… mais à la vitesse d’un escargot sous sédatif. 🐌💨

Les patients, eux, n’ont plus le temps d’attendre.

Et toi, qu’en penses-tu ? La France va-t-elle enfin s’aligner sur les autres pays européens ? Ou est-ce juste un faux espoir ? 💬👇